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Demains - pièges

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7) Les pièges du choix (comment nous nous limitons nous même)

Le livre ", la science et les mondes des possibles" est en projet. Les noms de personnes et les exemples proposés sont encore provisoires.

Idées

Le chapitre 5 a présenté le choix mais aussi ce qui nous empêche de choisir : les autres ou le groupe (le réseau). mais il existe un autre piège plus subtile... nous même)

Le choix peut s'opérer de diverses façons
  • Sélection a priori : Au moment du passage dans le réel
    • Par le hasard pur
    • Par anticipation (par l'intelligence humaine...)
    • Par finalisme
      • Avec une volonté extérieur au monde et au temps : un Dieu
      • Sans volonté : voir les dans la théorie du Chaos
      • Jacques dit que la science est ... finaliste "L'idée même de la conservation d'énergie est une idée finaliste" Du discours Psychanalytique 1972. Veut-il dire que l'homme cherche à imposer sa volonté sur les résultats scientifique (influence de ses croyances et de sa culture par exemple) ou bien qu'il y a des ?
  • Sélection a posteriori : Le choix peut aussi être retardé : différents possibles deviennent réels et une sélection s'effectue a posteriori
    • Selection naturelle par la meilleure capacité de survie () (pour la mutation voir les "générateurs de possibles" dans le chapitre suivant livre )
    • Peut-on imaginer d'autres sélections naturelles basées sur des besoins supérieurs à celui de survie dans la pyramide de Maslow ? (sécurité, reconnaissance des autres, estime de soi, réalisation de soi). C'est effectivement des modes de sélection qui interviennent chez les hommes
    • Selection choisie par une intelligence qui favorise la reproduction de certains en fonction de critères qui lui sont propres (selection des étalons pour leur rapidité ou des poulets pour leur croissance rapide...). Dans ce cas on peut même imaginer une selection a posteriori des specimen qui répondent le mieux au critère de choix, mais une construction a priori (par exemple par le genie génétique. Dans ce cas on est dans le domaine de l'anticipation par une intelligence pour choisir la meilleure combinaison possible de gênes par exemple). celle là, contrairement au finalisme volontaire en dehors du monde, est à notre portée car l'intelligence n'a plus besoin d'être extérieure.

Présentation (nous sommes notre propre piège : , croyances personnelles, notre manque de conscience...)

Avant même que le réel n'arrive, nous ne considérons souvent qu’un seul des possibles. Notre capacité de choix peut être réduite par une personne ou un petit groupe qui dispose d'un pouvoir sur nous. Elle peut être réduite aussi par la dynamique du groupe ou bien même par nous même et nos propres croyances. Notre système de croyance nous rend aveugle aux autres alternatives alors même que le monde lui-même n’a pas encore fait son choix. En agissant ainsi, nous privilégions l’option à laquelle nous accordons toute notre attention dans une « prophétie autoréalisatrice ».

Nous devons être conscient de nos propres limitation par les autres ou par nos croyances pour repartir à la recherche des "possibles oubliés". Mais nous ne sommes pas conscient tout le temps. Pire, des travaux récents dans l’étude du cerveau montrés que la consciences n’arrive que quelques dixièmes de seconde après que nous ayons effectué un choix !. Pourtant, nos croyances peuvent aussi devenir nos meilleures alliées. Si nous décidons, après avoir étudié l’ensemble des possibles de choisi l’un d’eux, d'y « croire », alors nous focalisons notre attention sur lui.

Déroulement du chapitre :

  • Notre capacité à choisir peut être réduite par une autre personne ou par un petit groupe qui dispose d'un pouvoir sur nous comme nous l'avons vu au chapitre 5. Nos choix peuvent également être réduits par la dynamique du groupe dans lequel nous sommes.
  • Exemple de la mimétique, le mécanisme du bouc émissaire : voir les travaux de Girard sur le bouc émissaire et sur les mécanismes mimétiques
  • Enfin, nous pouvons nous même sans nous en rendre compte, limiter notre capacité de choix. Nos croyances nous focalisent sur un seul des possibles, nous poussent à le favoriser.
  • Interview de Bruno Ventelou [29] : l’économie a découvert récemment qu’il y avait souvent non pas un mais plusieurs équilibres possibles. Lorsqu’on laisse le marché choisir, il choisit souvent le moins bon. Cette notion, associée au concept bien connu en économie de « prophétie autoréalisatrice » montre comment les agents économiques agissent pour rendre réel ce auquel ils croient. Notre vision du monde, et notre compréhension classique de l’économie ne nous enferme-t-elle pas dans un monde auquel nous croyons… à défaut de l’avoir réellement choisi ?
  • : Tout se passe comme si nos croyances ou nos idées nous empêchaient de voir les autres possibles. Comme si nous étions contrôlés par nos propres idées
  • Exemple de la : la mémétique est une approche récente qui renverse notre vision du monde pour le présenter non plus de notre propre point de vue mais depuis celui des idées et des concepts qui cheminent de cerveau en cerveau. Cette nouvelle approche applique une partie des règles de la génétique et du darwinisme au monde des idées. Teilhard de Chardin a initié cette approche avec le concept de noosphère.
  • On pourrait penser qu'il suffit d'être conscient pour reprendre le pouvoir sur nos propres idées, mais sommes nous conscient tout le temps ? ou même, au moins, au moment de nos choix ?
  • Interview de Alain Berthoz [30] : L’étude du cerveau montre que la conscience n’arrive que quelques centaines de millisecondes après qu’un choix ait été effectué par le cerveau. Ce type de choix qui conditionne toutes nos actions, est donc indépendant de la conscience.
  • Heureusement, rien ne nous empêche d'être conscient de nos choix si ceux-ci ne se traduisent pas par une action mais restent "dans notre tête". Nous pouvons ainsi effectuer consciemment "des grands choix de vie". En concentrant notre attention sur un choix, en décidant de croire à ce choix, nous le "stockons" dans notre cerveau pour influencer par la suite nos choix de tous les jours… même si nous n'en sommes pas conscient à ces moments là. Nos croyances peuvent alors devenir une force si nous décidons de croire APRES avoir identifié les différents possibles. Croire c'est choisir, alors choisissez ce à quoi vous croyez !
notes
[29] Economiste, auteur de Au delà de la rareté
[30] Alain Berthoz, La décision, Odile Jacob 2003 - http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2003/octobre/berthoz.html

Commentaire de Jean-Paul Baquiast (6/1/2005)

Le livre discute des différents choix qui se présentent à nous. Rien à dire la-dessus. Mais à mon avis il ne pose pas assez explicitement la question de savoir si nous sommes capables de choisir telle solution plutôt qu'une autre, par un choix dit conscient et volontaire. Autrement dit la conscience peut-elle être causale et comment ?

Si je tombe d'un immeuble, pendant la chute je serai conscient de tomber mais cela ne me servira pas à grand chose...ou juste à des détails.

A supposer que les états de conscience soient causaux (dans des conditions qu'il faut préciser) ils sont eux-mêmes provoqués par des causes antérieures. Il n'y a pas un Moi flottant (comme dirait Edelman) au dessus du corps et du cerveau qui décide de devenir conscient et d'agir en conséquence (à moins d'en revenir au dualisme).

Il s'agit d'une question difficile à traiter dans un ouvrage destiné au grand public, qui croit naïvement (et peut-être d'ailleurs avec raison) au pouvoir du "il n'y a qu'à". Mais je pense qu'il faut y faire au moins allusion.


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