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Présentation du livre


Séminaire Franco-Finlandais à Helsinki

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1 Introduction

Il y a deux ans, Lionel Jospin a effectué une visite en Finlande qu'il a choisie de mettre sous le signe de la Société de l'Information. Son conseiller Jean-Noël Tronc a écrit son discours qui proposait une collaboration bilatérale de 4 ans sur la société de l'information dans 4 domaines :
· L'enseignement
· La recherche
· La culture
· L'Industrie
(Voir la déclaration commune sur http://www.france.fi/sciences/actualite/focus/declaration.htm )
Les 3 premiers ont donné lieu à des groupes de travail entre les deux pays et le séminaire organisé le 25 janvier 2001 à Helsinki permettait de faire le point sur la coopération et de développer de nouveaux contacts : http://www.france.fi/nouveau/index.htm
Cela a également poussé à des séminaires très orientés vers des usages spécifiques tels que :
· Forêt et Société de l'information 7-10 février 2001. Rovaniemi (Finlande) http://www.france.fi/sciences/Foret.htm
http://www.fing.org/index.php?rubrique=article&num=865
· Paix et Société de l'information

2 Bilan intermédiaire de la coopération Franco-Finlandaise

2.1 Groupe sur l'enseignement

Animé par :
· Matti Sinko, chef du projet national de l'université virtuelle finlandaise
· Gille Braun, professeur agrégé de mathématiques, chargé de mission à la sous-direction des technologies éducatives et des technologies de l'information et de la communication, Direction de la Technologie, Ministère de la recherche et Ministère de l'éducation nationale.
Un constat commun : l'ouverture de l'école à des partenaires extérieurs
Plusieurs priorités :
· Formation des enseignants aux NTIC
· Développement et échange de ressources
· Usages innovants et formation ouverte à distance
· Mise en place d'infrastructure et assistance
· Evaluation des infrastructures et de leur mise en œuvre
Plusieurs questions :
· Suffit-il d'apporter les TIC pour innover pédagogiquement ? (probablement non)
· La formation des enseignants : Qui former et à quoi ?
· Quelles infrastructures demain ? (La mobilité : Nomadisme et haut débit hertzien)
· Quels nouveaux environnements de travail pour l'élève et l'enseignant ?
· Définir les nouvelles règles d'usage (Sociales, juridiques, économiques…)
La France et la Finlande sont à un même niveau d'équipement et de problématique pour ce qui concerne l'enseignement

2.2 Groupe recherche

Animé par :
· Petteri Kauppinen chargé de mission à la sous direction de la politique scientifique, direction de l'enseignement et de la politique scientifique, Ministère de l'éducation finlandais
· Pierre-Paul Baskevitch, chargé des coopérations scientifiques avec les pays du nord à la délégation aux relations internationales et à la coopération (DRIC) des ministères de l'éducation nationale et de la recherche (pierre-paul.baskevitch@education.gouv.fr )
Les partenariats dans la recherche s'effectuent aussi bien dans les domaines techniques que dans les sciences sociales. Il y a eu 4 ateliers de créer. Les deux premiers ont fusionné
Atelier 1 et 2 sur le Hardware
Quelques domaines dans lesquels il y a un partenariat :
- Les objets communiquants
- Les Radios Fréquences
- Les briques de base (par exemple MPEG-4)
- La gestion de production
- Les télécoms
- Qualité de Service (QoS), Boucle Locale Radio (LMDS), Mobiles 3G (UMTS)…
- L'Internet Mobile
- Les services
- La carte à puce
- Cryptologie

Débat en fin de journée sur l'UMTS :
La Finlande, contrairement à la France a cédé à bas prix les licences UMTS pour favoriser le marché. Les licences dépassent les 100 millions d'euros en Europe. Commentaire de Jyrki Katainen : "ce que l'on pourrait faire comme produit avec cette somme !".
Atelier 3 Politique locale et démocratie électronique
· Rhétorique et réalité
· Démocratie locale
· Vote électronique (deux remarques : "Avec le vote électronique on perd un rituel républicain". "Le vote chez soi est une modification considérable : Qui a l'autorité dans la famille et peut faire pression ?"
· Student vote : participation à un projet européen pour faire élire un conseil des étudiants en Europe
Atelier 4 : Nouvelles applications pour les TIC, potentiels et limites
Mise en place de séminaires :
· Sciences humaines
· La forêt et la société de l'information

2.3 Groupe Culture

Animé par :
· Jukka Liedes, Directeur de la sous-direction de la culture et des médias, Direction de la politique culturelle, des sports et de la jeunesse, Ministère de l'éducation finlandais
· Claire-Lyse Chambron, Chargée de mission pour l'Europe occidentale et méridionale au département des actions internationales du ministère de la culture.
Travaux sur la numérisation du patrimoine culturel. Les approches finlandaises et françaises sont très différentes et la collaboration est très fertile.
L'approche communautaire avec e-Europe est tourné vers l'accès et ignore les contenus.
3 objectifs pour influencer la politique communautaire :
· Veiller à ce que e-Europe prenne en compte les contenus culturels
· Aménager les fonds culturels pour les rendre plus accessibles au Multimédias
· Pour 2006 : Mettre en place un programme propre au Multimédias

2.4 Groupe industrie

le groupe industrie ne s'est pas encore mis en place

3 Quelques notes sur les présentations

 

3.1 Jyrki Katainen, député : La commission de l'avenir.

Des parlementaires finlandais ont mis en lace la "Commission de l'avenir" pour débattre des usages sociaux des nouvelles technologies. Il s'agit d'une commission permanente sur les sujets qui ne peuvent pas être traités dans une commission spécialisée comme par exemple les conséquences des nouvelles technologies sur le marché du travail.
La priorité est sur le renforcement de l'égalité des chances
Quelques thèmes abordés :
· Les personnes âgées
· Le devenir de la démocratie (testé avec un forum). Une suggestion est d'ajouter aux projets de lois déjà en ligne les avis des experts des commissions pour permettre un véritable débat en ligne.
Le contact a été établi pour mettre en place une collaboration avec la Fondation Internet Nouvelle Génération

3.2 Juha Kostiainien, directeur du développement économique de la ville de Tampere.

Manuel Castells explique que l'on passe d'un espace du lieu à "l'espace des flux" (La société en réseau L'ère de l'information, Fayard, voir par exemple la critique dans http://www.liberation.fr/livres/98fev/980226castells.html )
Ce qui se passe dans le monde a u impact chez nous. Quand Nokia développe des implantations sur la planète, cela a des conséquences positives sur Tampere : "les vedettes attirent les vedettes et les perdants attirent les perdants".
Dans l'Union Européenne, il y a une dizaine de sites d'excellence de niveau mondial. Tampere (près d'Helsinki) vient de lancer un programme de 5 and "eTampere" pour devenir un de ces centres :
· Centre de recherche sur la société de l'information
· Base de connaissance (pour la formation et la recherche)
· Une dizaine d'incubateurs d'entreprises
· Une école commerciale de l'e-économie (12 millions de Marks finlandais)
· Création de l'institut de la société de l'information
· Infocity, tourné vers les habitants de Tampere

3.3 Manita Linla, artiste peintre, comparaison des approches françaises et finlandaises

Manita Linla est une artiste connue en Finlande. Elle a travaillé longtemps en France. Elle dresse un portrait (forcément simpliste) des différences entre les approches françaises et finlandaises qui peuvent conduire à une complémentarité dans le cadre de la collaboration en cours.
La Finlande a 5 millions d'habitants de culture et de langue homogène alors que la France a 60 millions d'habitants dans une société pluriculturelle
La différence est également dans … la longueur du discours. Les Français aiment bien disserter et son plutôt bon à ce jeu. Ils ont un e vision assez globale.
A l'inverse, les Finlandais ne prennent en compte en général que les moyennes. Ils parlent peu (par timidité et isolement) et ont tendance à foncer. Ce sont de très bons innovateurs
La collaboration idéale donnerait l'innovation technique aux finlandais et le design aux français.

3.4 Patrice Flichy : Il ne faut pas concentrer les contenus.

Le modèle de la bibliothèque hiérarchisée est différent de celui de la mémoire qui elle est associative
En 10 ans il n'y a pas eu la concentration attendue sur les contenus. Au contraire les pages non commerciales représentent 85% des pages crées et 50% des pages lues.
Il n'y a pas concentration mais "destruction créatrice".
Se pose alors la question du ou plutôt des classements du savoir.
Remarque : Il faut concentrer les liens (portails) et non les objets. Il faut multiplier les concentrations pour multiplier les modes d'accès au savoir et favoriser la diversité.

3.5 Sénateur Pierre Lafitte, Il y a un danger dans la certification des savoirs par les entreprises

Le gouvernement français évolue. Par exemple le ministère des finances passe sous Linux.
Il y a un danger que la certification des savoirs se fasse par les grandes sociétés. Il et bon qu'elles participent à la certification mais il est très mauvais qu'elles constituent une deuxième ensemble de certification à coté de celui de l'enseignement traditionnel.

3.6 Eric Brousseau, économiste : l'informatique aide à coordonner, non à produire.

Il n'y a pas de techno-determinisme mais une codétermination par les acteurs.
Les Technologies de l'Information et de la Communication n'imposent pas un ordre économique. Au contraire il est possible et même nécessaire de faire de choix.
Il y a trois caractéristiques principales :
· Un régime de croissance (de l'innovation et de la connaissance)
· Une organisation réticulaire (production de masse et adaptation fine)
· La mondialisation
En 1987, le prix Nobel d'économie Robert Solow formulait le paradoxe qui porte maintenant son nom "que les ordinateurs étaient visibles partout sauf dans les statistiques de productivité"
Remarque : Ignazio Visco, économiste en chef à l'observateur de l'OCDE fait remarquer que "la situation a évoluée depuis et les statistiques montrent, elles aussi que nous sommes bien entrés dans l'ère de l'informatique."
http://www.observateurocde.org/news/fullstory.php/aid/187
Le gain de productivité est de 1% par an. 50 à 70% de ces 1% sont dans les secteurs producteurs des TIC et 0% ou même négatif pour les utilisateurs…
Mais il faut prendre en compte le travail de coordination. Au fur et à mesure, nous mettons en place des projets de plus en plus complexes qui demandent plus de coordination. L'informatique apporte un réel gain plus dans la coordination que dans la production.
Nous nous orientons vers un "management dynamique" qui nécessite plus de coordination avec :
· Un modularisation
· Une décentralisation
· Une compétition basée sur l'innovation

3.7 Alain Le gourrierec : Quelle régulation et comment ?


Le droit international s'applique. mais il y a de nouvelles problématiques
· Lutte contre la cybercriminalité par la mise en place d'un référentiel commun entre les pays et un mécanisme d'entraide judiciaire 24/7 (24h sur 24 et 7 jours sur 7)
· Sécurisation des échanges par la signature électronique, la cryptologie et les solutions matérielles.
· Protection des consommateurs pour obtenir la même garantie que dans le monde réel
· respect de la vie privée
Comment réguler ? Les logiciels apportent une réponse. La technologie n'est pas neutre, les logiciels sont une forme de régulation. Qui a la légitimité ?

3.8 Michel Serres : Les ordinateurs nous font perdre des facultés pour mieux en acquérir de nouvelles

3.8.1 L'information et le vivant

"L'information caractérise le vivant et le caractérise comme système ouvert"
Tout est basé sur des échanges d'énergie et d'information
"Nous autres hommes, avons ajouté à ces performances purement biologiques des artefacts destinés à suppléer notre corps"
3.8.2 La société de l'information, 3ème bouleversement
Il y a eu deux bouleversements similaires :
· L'écriture : Passage de la préhistoire à l'histoire se fait par l'arrivée des premiers textes écrits. L'émergence du monothéisme s'est fait autour des Religions de l'écrit
· L'imprimerie : L'imprimerie a entraîné la renaissance. La lettre de change a remplacé la monnaie et ouvert la voix au Capitalisme. Le livre a ouvert la voie à l'indépendance individuelle de pensée qui s'est illustré en particulier par la réforme de Luther. la science expérimentale est aussi un résultat de l'imprimerie.
Il faut nous attendre à des bouleversements et des ruptures.
Contrairement aux autres technologies (la charrette remplacée par la voiture), les technologies du support de l'information ne tuent jamais leur prédécesseur (on continue à parler, écrire et imprimer)
3.8.3 Le stockage et la concentration
Nous avons vécu dans un espace dominé par la concentration.
Le stockage précède l'échange. Penser consiste à reproduire ce schéma "Notre espèce stocke et l'individu pense suivant le même processus"
Les ordinateurs achèvent ce segment de l'hominisation. Qu'avons nous besoin de concentrer des livres, d'amasser des biens, d'assembler des étudiants dans les classes ?"
"Les réseaux d'aujourd'hui rendent désuètes les concentrations". "On remplace le stockage par des transmissions rapides". "On ne stocke plus des choses mais des relations". Les réseaux remplacent la concentration par la distribution"
3.8.4 L'adresse
"Les exemples que je viens de donner culminent sur la notion d'adresse". Aujourd'hui, l'adresse électronique ou le numéro de téléphone portable ne désigne plus un lieu géographique". "Le concept - Ici et maintenant - sur lequel est basé notre pensée entre en crise"
3.8.5 Stocker pour fabriquer une mémoire
Stocker n'a plus pour finalité de concentrer en un lieu mais de fabriquer une mémoire.
Nous fabriquons une mémoire performante mais nous "perdons" notre faculté de mémorisation. En fait nous déposons notre mémoire dans un support objectif et collectif (avant, nous utilisions notre mémoire qui est individuelle et subjective).
3.8.6 La perte de la faculté de mémorisation
Avant l'oral était plus sur que l'écrit grâce à des artifices mnémotechniques. C'était le cas des apôtres de Jésus ou des philosophes grecs. Nous avons perdu cette capacité au fur et à mesure que nous avons déposé notre savoir sur le papier.
D'autres exemples montrent que les pertes sont compensées par des gains :
1. Lorsque l'animal est passé de la marche sur 4 pattes à celle sur deux pattes, il a perdu progressivement la faculté de porter son corps avec les pattes de devant, mais il a gagné de nouvelles facultés grâce à la transformation de la main (pouce opposable…)
2. Lorsque l'animal a utilisé la main pour la préhension des objets, il n'a plus eu besoin de les tenir dans sa gueule. Il a perdu progressivement la capacité de sa gueule à tenir les objets longtemps mais cela a transformé sa morphologie de son crâne, permis le langage et remodelé son cerveau.
De même, aujourd'hui, les calculettes libèrent d'autres fonctions opératoires.
3.8.7 Externaliser la mémoire pour obtenir de nouvelles facultés
Savoir ne veut plus dire se souvenir mais objectiver la mémoire, la faire glisser du corps vers des artefacts. Cela laisse la tête libre pour de nouvelles facultés.
"Si vos enfants ne se souviennent même plus de ce qu'ils ont vu la veille au soir à la télévision, demandez-vous quelle science immense leur permettra cette perte"
"Nous voilà condamné à devenir intelligent !"
"L'homme qui naît des nouvelles technologies est l'homme sans faculté". Il est disponible pour en obtenir de nouvelles. Ce type de changement est intervenu plusieurs fois dans l'histoire.
3.8.8 Plaidoyer pour l'enseignement à distance
Désormais détenteurs d'une tête vide et probablement inventive, nous vivons les derniers moments de l'enseignement moderne. La concentration universitaire est cent fois plus cher que la l'enseignement distribué.
L'enseignement à distance donne leur chance à des personnes individuelles et à des personnes démunies d'accéder au savoir
3.8.9 Anecdote
Denis 1er était évêque de Paris. Les Romains lui tranchèrent la tête. Son corps ramasse alors sa tête et la tient dans ses bras levés.
"Quand j'étais jeune, je me demandais comment il s'y était pris pour repérer sa tête ? Quelle autre tête sans yeux la voit, sans bouche la proclame. La tête fantôme regarde la tête réelle"
"Demain quand vous verrez votre ordinateur, dites-vous que vous verrez votre propre tête. Nous sommes tous des Saint Denis…"

4 La Finlande

4.1 Présentation du pays

La Finlande est un pays jeune sans racines. Allié à un marketing poussé de Nokia pour inciter aux nouvelles technologies, cela a conduit à une culture ou la peur de la nouveauté n'existe pas et où les nouvelles technologies ont bénéficiées d'une vitesse d'appropriation tout à fait impressionnante. L'éloignement du aux distances et au climat ainsi que la timidité des Finlandais pour les contacts directs ont également facilité l'émergence des Nouvelles Technologies : Il est plus facile de communiquer au travers d'un téléphone ou d'un chat que directement en face de la personne.
Ainsi, il y a 20 ans, le pays était principalement basé sur l'exploitation des forêts. Aujourd'hui, les deux grandes priorités sont les nouvelles technologies et les biotechnologies.
Tout ceci a permis à la Finlande de combler son retard et même de prendre de l'avance. Paavo Lipponen, Premier ministre de Finlande, définit ainsi la Finlande comme "un des pays qui montre la voie" (Helsinki 25/1/2001)
La Finlande est aussi un petit pays (5 millions d'habitants) très homogène culturellement (il existe cependant une minorité suédophone sur la cote Ouest et une toute petite minorité lapone, beaucoup moins présente qu'en Norvège ou en Sibérie). Les informations et les nouveautés se propagent donc beaucoup plus vite et facilitent l'émergence des innovations culturelles ou techniques.

4.2 Le sentiment par rapport à la France

Les Finlandais sont souvent prêts à expérimenter toute nouvelle technologie très facilement, et cherchent ensuite à réfléchir à son impact. Cette démarche est inverse de celle des français qui conceptualisent plus souvent avant tout chose et ont parfois du mal à passer à l'expérimentation ensuite. Cette différence d'approche intéresse les Finlandais comme une complémentarité.
Ils attendent des français cette vision avec recul, et ils ont sûrement à apporter leur dynamisme et leurs expérimentations.
La présence de la langue française a été multipliée par 3 ces dernières années après l'entrée de la Finlande dans l'Union Européenne. En effet bien que le vote pour l'adhésion ait été très partagé, les Finlandais qui parlent déjà pratiquement tous l'anglais, ont choisi de miser sur la France.
La Finlande se perçoit comme un petit pays très excentré. Ainsi, la coopération Franco-Finlandaise est perçue comme une reconnaissance de la Finlande par un grand pays : la France (Paavo Lipponen, Premier ministre, Helsinki le 25/1/2001)
Le souhait de Monsieur Lipponen ? "Que les recettes les plus exquises de la cuisine française soient placées sur l'Internet pour les Finlandais"…

Les compétences de la Finlande

Dans le domaine des technologies, le téléphone portable est sans conteste un des grands succès de la Finlande avec une entreprise d'envergure internationale : Nokia.
Dès à présent 60% des finlandais et 95 % des finlandais de 17 ans ont un téléphone portable (source : conférence globecom 2000 http://www.fing.org/index.php?num=1914,1 )
La Finlande est aussi la patrie de Linus Torvald le créateur de Linux, le projet le plus abouti dans le domaine du logiciel libre.

4.4 La politique du gouvernement

La Finlande, contrairement à la suède n'a pas eu une politique d'équipement des ménages par la defiscalisation des PC, mais a porté son effort sur l'équipement des écoles.
Dans le domaine sociétal, l'attention se porte sur le fossé numérique (ce que les Français appellent la fracture numérique)
Le pourcentage des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication dans les exportations (NTIC) est au meilleur niveau international. Si entre 1988 et 1998 la Norvège est restée aux alentours de 5 % de NTIC dans les exportations et la France environ 25 %, la Finlande dans le même temps est passé de 5% à 30 % !
La Finlande se verrait bien comme une des grandes technopoles comme la Californie ou en France Sophia Antipolis. Un des lieux important est Tampere près de Helsinki.

5 Contacts établis

5.1 FING

Jyrki Katainen jyrki.katainen@eduskunta.fi en anglais
Comité du futur des parlementaires finlandais. Député
Pierre-Paul Baskevitch pierre-paul.baskevitch@education.gouv.fr
Animateur français du groupe de travail sur la recherche de la collaboration franco-finlandaise. Chargé des coopérations scientifiques avec les pays du Nord à la délégation aux relations internationales et à la coopération (DRIC) des ministères de l'éducation nationale et de la recherche
Raoul Mille science.ccf@france.fr
Attaché de coopération scientifique et universitaire à l'ambassade de France à Helsinki
Patrick Thomas Patrick.Thomas@france.fi
Conseiller culturel et scientifique à l'ambassade de France en Finlande, directeur du centre culturel français
Yrjö Länsipuro yrjo.lansipuro@formin.fi
Ministère des Affaires Etrangères Finlandais, Directeur Général à la Direction de la presse et des affaires culturelles
Gösta Diehl Gosta.Diehl@tekes.fi
Chairman COST Senior Official (association de fournisseurs)
Expérimentations
Séminaire paix et Société de l'Information

5.2 GFSI

Alain le Gourrierec Ministère des Affaires Etrangères alain.legourrierec@diplomatie.fr
Soutient du GFSI en 1998

6 Conclusions

Cette journée a montré à la fois une grande diversité des approches (technique, social, culturelle…) et une forte volonté réciproque de collaboration. La complémentarité des pays et des thèmes abordés devrait permettre une collaboration riche.

Source : http://www.fing.org/index.php?num=1923,3

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Jean-Michel Cornu - 25 janvier 2001